Ils sont légions.


Le rideau est tombé.

Les mots ne franchissent plus ses lèvres, elle a dormi tout son soûl. Secondes après secondes, elle est contrainte de veiller le cadavre de leur histoire. Un morceau de vie usé comme un bout de ficelle harcelé par le temps. Ses yeux ne pleurent plus, ses mains ne tremblent plus. Seul son coeur, l'indécent personnage, continue de battre. Elle le supplie de sonner le glas. Pourtant.

Pire que des soldats, ses souvenirs la tabassent et la manipulent. Ils sont légions, milles aiguilles qui pénètrent son âme. Pire qu'une rivale, la brûlure de sa mémoire est sans répit.

Elle voudrait partir, prendre le chemin du ciel. Elle voudrait voir s'égrenner les années, voir fâner ses espoirs. Elle voudrait qu'il ne soit pas indécis, si froid. Elle donnerait sa raison, pour reculer.

Pour l'entendre murmurer des mots d'amour encore, et encore.
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# Posté le dimanche 20 septembre 2009 14:12

Promesse vitale

Promesse vitale
S'il te plaît, dis moi oui.

Dis moi que je peux rester prêt de toi, dis moi que tu ne veux pas que je parte. Je ne veux pas quitter ton corps, pour retrouver le mien. Il est déjà si froid. Garde moi, prend mes mains et ne les lâche plus. J'ai tant de chose à te montrer, dis moi que tu m'aimes. Je veux que tes doigts prennent racines dans mes cheveux, au creux de mes reins. Ne laisse pas la poussière me couvrir, promet moi.

Jure le moi, je ne peux pas survivre sans tes promesses.

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 11:33

Poème soldat,

Poème soldat,
Son piano pleurait des larmes d'ivoir, Il était là, sûblime dans son manteau d'hiver et l'air s'était rarifié. La terre était nue, ses artifices l'avaient quittée. Il pleuvait des fragments de nuage, mes chaussons de verre semblaient cloués au sol. Il était là, seul, accompagné de son piano d'ébène. Ses longs doigts pâles caressaient les lâmes de porcelaine et la mélodie neigeuse caressait mes joues pourpres. Ses boucles brunes jouaient avec le vent et son dos bien droit faisait rempart au vent colérique qui nous menaçait. Assise à côtés, je sentais ses coudes contre mes hanches. Le piano blanchissait au fil du temps, les secondes et les heures s'égrenaient au tempo. Mon coeur vibrait au son des graves et mes larmes s'étiraient. Mes yeux aveugles aurait donné leurs couleurs pour le revoir jouer une dernière fois. Le corbeau de son costume avait depuis une éternité disparut, remplacé par un blanc immaculé. Je l'entendais parfois murmurer une prière qui se terminait toujours de la même façon, par un prénom. Et à chaque fois, mes joues se creusaient de larmes imaginaires. Le ciel m'avait privé de lui, privé de tous mes sens.

Depuis combien de temps jouait -il ? "Une éternité", répondis-je pour la millième fois, dans un murmure. Et à chaque fois, ses gestes se suspendirent, ses doigts quittaient leur gant de velour et il chuchotait, "Depuis que je t'ai perdue ..."

# Posté le mardi 23 décembre 2008 16:22

0Doute & Crainte ! 0

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J'aimerais vous écrire mes adieux, mais je n'y arrive pas.



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# Posté le samedi 18 octobre 2008 18:13

Modifié le mardi 23 décembre 2008 15:19

0Les auditoires ne se composent pas de gens qui écoutent, mais de gens qui attendent leur tour pour parler. 0

0Les auditoires ne se composent pas de gens qui écoutent, mais de gens qui attendent leur tour pour parler. 0
Alphonse Karr

N'ais-je jamais été épargné par leurs ventres affamés.
Ais-je pu fuir leurs appétits de violence voraces.
Me suis-je déjà senti fumée ou sable entre leurs doigts raides.

Tu me protèges, pourrais-je craindre cette boule de souffrance qui flotte dans l'univers ?
Deux merveilles la protège et elle ne sait en profiter. Ais-je besoin d'une lune ou d'un soleil.
Tu es mon Joseph, mon Amadeus, mon Roméo. Oh non, tuons ces clichés qui excusent tout au nom de l'amour. Simplement toi. Mon fou, mon roi. M'arrêterai-je une seconde, un jour de te croire mon exception et mon ciel.
Là je n'ai jamais été inquiété, là je n'ai jamais eu peur de vivre.
Là je n'ai été que passion et volupté.

Dans ton village et tes pensées.



# Posté le jeudi 25 septembre 2008 15:15

Modifié le mardi 23 décembre 2008 15:19