Alphonse Karr
N'ais-je jamais été épargné par leurs ventres affamés.
Ais-je pu fuir leurs appétits de violence voraces.
Me suis-je déjà senti fumée ou sable entre leurs doigts raides.
Tu me protèges, pourrais-je craindre cette boule de souffrance qui flotte dans l'univers ?
Deux merveilles la protège et elle ne sait en profiter. Ais-je besoin d'une lune ou d'un soleil.
Tu es mon Joseph, mon Amadeus, mon Roméo. Oh non, tuons ces clichés qui excusent tout au nom de l'amour. Simplement toi. Mon fou, mon roi. M'arrêterai-je une seconde, un jour de te croire mon exception et mon ciel.
Là je n'ai jamais été inquiété, là je n'ai jamais eu peur de vivre.
Là je n'ai été que passion et volupté.
Dans ton village et tes pensées.